Faut-il sortir du franc CFA ?

le Franc CFA

Cependant, même si l’argument de la monnaie unique africaine est de plus en plus soutenu, éventuellement le Cauri, certains économistes sont plus resserves en la matière. Pour eux, sortir de la Zone franc présente des risques qui peuvent surplomber notre économie. D’abord il juge la plupart des idées des antis CFA comme des idées reçues. Premièrement, le franc CFA ne finance pas l’économie française. En réalité ce sont les réserves des pays de cette zone qui sont logées au trésor français. Cela permet de faire des transactions financières de ces pays. Autrement dit, c’est comme une banque et un salarié. Ce dernier, s’il loge son argent dans une banque, ne signifie pas de l’argent appartient à la banque. En plus le fait que le CFA soit arrimé à l’Euro est une garantie sûre pour la stabilité macroéconomique des pays de la zone franc. Selon le Pr Amath Ndiaye de la FASEG, pour accueillir des investisseurs, il faut avoir une monnaie stable qui est source de sécurité pour toute économie. En outre, les pays africains n’ont pas les mêmes critères de convergences pour cette monnaie unique. Par exemple, le Nigeria n’acceptera pas de supporter les économies faibles partant du principe de compensation. Deuxièmement, toutes les utilités d’une monnaie sont assurées par le franc CFA. C’est-à-dire, le rôle d’échange et de transaction. Troisièmement, les plus forts taux de croissance ont été réalisés dans les pays de la zone franc à savoir le Sénégal met la Copte d’Ivoire. Si d’une part l’argument de l’intégration et de l’indépendance est agité, pour les détracteurs du CFA, d’autre part la stabilité financière et macroéconomique est brandie pour les défenseurs du CFA. Amadou Samoura & Mapaté Niang Objet de plusieurs spéculations depuis ces dernières années,  le Franc CFA est à la fois un sujet économique et politique. En effet, les points de vue divergent selon les conceptions et les orientations de politiques économiques. Certains brandissent l’avantage de la stabilité monétaire, par contre d’autres arguent le manque de compétitivité des entreprises de la zone Franc. Selon Mandiaye Fall étudiant en master en analyse de politique économique, il est catégorique sur la question« Le franc  CFA n’est pas une bonne monnaie pour l’économie nationale et des autres pays membres de l’UEMOA. Pour sortir de cette situation de sous-développement, il est impératif d’avoir une monnaie commune », soutient-il. Avant d’ajouter que le franc CFA est une relique  coloniale que les pays utilisateurs doivent se débarrasser. Ce dernier point de vue qui est plutôt politico-nationaliste est la fibre patriotique  qu’on fait vibrer le plus souvent. Il s’y ajoute comme argument de la part des détracteurs que la mise en place d’une monnaie continentale est plus avantageuse pour l’économie africaine. « Si on prend l’exemple des échanges commerciales, il est plus commode de les faire avec une monnaie commune qu’avec une devise étrangère. En ce moment, l’intégration économique sera un fait bénéfique. », estime Mandiaye Fall.  La fuite des capitaux due au détournement sera maîtrisée si le continent africain dispose d’une monnaie continentale. C’est l’avis d’Abdoulaye Baal, étudiant en politique économique à la FASEG. Selon Mandiaye Fall étudiant en master en analyse de politique économique, il est catégorique sur la question. « Le franc  CFA n’est pas une bonne monnaie pour l’économie nationale et des autres pays membres de l’UEMOA. Pour sortir de cette situation de sous-développement, il est impératif d’avoir une monnaie commune », soutient-il. Avant d’ajouter que le franc CFA est une relique  coloniale que les pays utilisateurs doivent se débarrasser. Ce dernier point de vue qui est plutôt politico-nationaliste est la fibre patriotique  qu’on fait vibrer le plus souvent. Il s’y ajoute comme argument de la part des détracteurs que la mise en place d’une monnaie continentale est plus avantageuse pour l’économie africaine. « Si on prend l’exemple des échanges commerciales, il est plus commode de les faire avec une monnaie commune qu’avec une devise étrangère. En ce moment, l’intégration économique sera un fait bénéfique. », estime Mandiaye Fall.  La fuite des capitaux due au détournement sera maîtrisée si le continent africain dispose d’une monnaie continentale. C’est l’avis d’Abdoulaye Baal, étudiant en politique économique à la FASEG.

le Franc CFA

Cependant, même si l’argument de la monnaie unique africaine est de plus en plus soutenu, éventuellement le Cauri, certains économistes sont plus resserves en la matière. Pour eux, sortir de la Zone franc présente des risques qui peuvent surplomber notre économie. D’abord il juge la plupart des idées des antis CFA comme des idées reçues. Premièrement, le franc CFA ne finance pas l’économie française. En réalité ce sont les réserves des pays de cette zone qui sont logées au trésor français. Cela permet de faire des transactions financières de ces pays. Autrement dit, c’est comme une banque et un salarié. Ce dernier, s’il loge son argent dans une banque, ne signifie pas de l’argent appartient à la banque. En plus le fait que le CFA soit arrimé à l’Euro est une garantie sûre pour la stabilité macroéconomique des pays de la zone franc. Selon le Pr Amath Ndiaye de la FASEG, pour accueillir des investisseurs, il faut avoir une monnaie stable qui est source de sécurité pour toute économie. En outre, les pays africains n’ont pas les mêmes critères de convergences pour cette monnaie unique. Par exemple, le Nigeria n’acceptera pas de supporter les économies faibles partant du principe de compensation. Deuxièmement, toutes les utilités d’une monnaie sont assurées par le franc CFA. C’est-à-dire, le rôle d’échange et de transaction. Troisièmement, les plus forts taux de croissance ont été réalisés dans les pays de la zone franc à savoir le Sénégal met la Copte d’Ivoire. Si d’une part l’argument de l’intégration et de l’indépendance est agité, pour les détracteurs du CFA, d’autre part la stabilité financière et macroéconomique est brandie pour les défenseurs du CFA. Amadou Samoura & Mapaté Niang

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