Ecole Ngouye Beye de Diogo, un établissement au pied du zircon

Réhabilitée en 2014, avec l’appui de la Grande Côte opérations, l’école élémentaire Ngouye Beye de Diogo fait face à une montée des effectifs. Pour un meilleur encadrement, le directeur de l’établissement, Oumar Dia sollicite une plus importante contribution de l’entreprise dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise.    

Construit sur une montagne, l’établissement fait face aux habitations des agents de la Grande Cote Opérations (GCO). Il est le fruit de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). L’usine spécialisée dans l’exploitation du zircon y a construit quatre salles de classe, un bureau et un bloc de toilettes. Ce qui a permis aux populations d’en finir avec les abris provisoires.

Sous l’effet du vent chaud qui souffle dans cette zone des Niayes, le drapeau national flotte au milieu de l’espace éducatif. A l’heure de la récréation, les jeunes potaches profitent de la pause. A chacun son loisir : les uns discutent, les autres courent, sourient et rient. L’ambiance est belle et détendue. Leurs voix montent au fur et à mesure que le directeur tape la barre de fer sur le gentil. Dépourvu de cloche, c’est sa manière d’annoncer la fin de la récréation.

Malgré l’écho sonore résultant de cet acte, les enfants poursuivent leurs jeux. De vive voix, le directeur de l’établissement Oumar Dia les interloque : « Regagnez les salles de classe ». Les élèves se plient à la volonté de leur tuteur.

Sobrement habillé d’une chemise blanche et d’un pantalon gris, l’enseignant analyse la cohabitation avec l’entreprise d’exploitation du zircon. « A mon avis, l’existence de cette usine a des avantages sur le plan éducatif. C’est grâce à la GCO que nous avons aujourd’hui cette école. En 2011, il n’y avait que des abris provisoires, l’entreprise y a construit des salles de classe et des toilettes. Ce qui permet aux élèves d’être dans de meilleures conditions ».

Dans son modeste et étroit bureau, une table supporte le poids des documents éparpillés un peu partout. Une autre occupe le coin à côté de cinq sacs de ciment. « Ce n’est pas commode mais ce petit bureau peut servir à quelque chose », dit-il, le sourire aux lèvres. Le coud posé sur un manuel, mouchoir blanc à la main, l’ancien instituteur à Fatick liste les autres avantages de la cohabitation avec l’entreprise : « En plus des salles de classe, nous recevons chaque année une enveloppe de 100 000 francs CFA. Lors de la dernière rentrée des classes, elle nous a offerte des fournitures scolaires »

Deux classes dans une même salle 

A ses débuts en 2014, l’école comptait 58 élèves. Au fil du temps, l’effectif a grimpé. Actuellement, l’établissement accueille 258 élèves pour quatre salles de classe. Soit un ratio de 65 personnes par salle. Un travail difficile pour les encadreurs. Mamadou Fall s’occupe des classes : Cours d’Initiation (CI) et Cours Préparatoires (CP) dans une même pièce. Ils  font du bruit malgré les explications de l’instituteur.

Certains orientent leur regard vers le tableau noir divisé en cinq parties. Les plus distraits ont les yeux  dehors. Entre claquements de doigts, explications et le gazouillement des oiseaux, la vaste pièce est bruyante. D’un geste de la main gauche, le maître de la salle les intime l’ordre de se taire. Finalement, il y arrive difficilement.

Les deux premières rangées sont occupées par les élèves du CI. Les trois autres par ceux du CP. Pour en finir avec ces difficultés, le directeur de l’établissement sollicite l’intervention de l’Etat mais également une plus grande contribution de la GCO. « L’entreprise peut vraiment faire mieux dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise. Les besoins sont nombreux. Elle a promis de clôturer l’école, nous attendons de voir», espère Oumar Dia.             

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