Occupation de l’espace public : Aux Parcelles assainies, le règne des garages de mécaniciens encombrants

L’occupation  anarchique de l’espace public par les mécaniciens  est l’un des plus grands problèmes à Dakar. Malgré l’existence de textes législatifs interdisant cette occupation  des espaces publics censés appartenir à tous les citoyens, le phénomène persiste.

Par excellence un lieu de partage,  l’espace public  est devenu, pour certains, notamment les mécaniciens, un espace privé où ils peuvent mener toutes sortes d’activités sans le respect des règles. Cette occupation anarchique de l’espace public est liée à plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer l’incivisme. Si ce phénomène perdure dans la plupart des villes africaines, à Dakar en particulier, c’est, il faut le reconnaître, à cause de l’incivisme de certains individus.

Ces mécaniciens  ne se considèrent pas comme fautifs mais c’est au contraire les autorités qui tentent de les faire déguerpir qui ne sont pas dans leur droit et brandissent toujours l’argument de leur désir de travailler et de gagner leur vie.

Les autorités n’ont jamais pu trouver la solution adéquate pour lutter efficacement contre l’occupation anarchique de la voie publique. Elles se succèdent mais ne parviennent toujours point à solutionner ce fléau qui cause beaucoup de torts aux populations et à l’embellissement de la capitale sénégalaise.

Pour des raisons électoralistes, les autorités étatiques  font semblant de ne rien voir et  évitent d’évoquer ce dossier sensible qui pourrait leur coûter des voix lors des votes. Ce dossier est complexe car si les autorités ne sont pas capables de fournir de l’emploi aux jeunes, et si elles tentent de leur empêcher de mener leurs activités, cela pourrait se  retourner contre elles. Au risque de perdre des électeurs. Ces dernières préfèrent donc laisser perdurer cette situation. C’est pourquoi, les déguerpissements musclés des mécaniciens se font rares, de temps à autre pour faire partir les garages  illégaux.

Mais pour régler cette question de manière définitive, il urge de situer les responsabilités. Une  tâche pas du tout facile mais le faire permettra quelque part d’y voir plus clair et surtout de ressortir l’ensemble des acteurs concernés en vue de régler de manière définitive cette question, qui n’a que trop duré. Au rang des concernés figurent en ligue de mire  les populations qui, à travers les dénonciations et les interpellations, ont une lourde responsabilité, puisque après tout elles sont le plus touché par cette situation avec toutes les conséquences qui impactent directement.  Ces populations doivent être surtout des « pôles d’alertes et de veille » pour dénoncer toute occupation jugée illégale.

Une  occupation qui engendre des conséquences parce que lorsque des trottoirs, des esplanades, des boulevards censés permettre la bonne circulation des véhicules deviennent des ateliers improvisés de lavage et de réparation de voitures il ne peut s’en suivre qu’un dysfonctionnement dans la circulation urbaine. Dans la capitale, aux Parcelles assainies nombreux sont ces endroits où piétons, garagistes et automobilistes se disputant un même  espace.

Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faudra adopter des mesures draconiennes qui sont à la hauteur des difficultés de gestion de ce phénomène. Cela est d’autant plus nécessaire car toutes les mesures adoptées jusque-là n’ont pas permis de régler ce problème. La gestion de l’espace public est du ressort des autorités du pays, donc il leur appartient légalement de mettre en place des mesures efficaces de lutte contre ce fléau. Parmi les mesures à même de solutionner ce problème, on peut noter:

Le renforcement des peines encourues peut être une mesure dissuasive très efficace qui empêchera les individus de s’aventurer à implanter n’importe où et n’importe comment des garages de mécaniciens. Il faudra mettre en application des peines lourdes d’emprisonnement ou des amendes en espèces afin de punir les entêtés et de dissuader ceux qui seront tentés d’essayer d’occuper anarchiquement l’espace de tous.

Amadou Tidiane GAYE 

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